Cie Les Âmes Nocturnes (Le Shlemil Théâtre) Cécile Roussat & Julien Lubek+33 6 81 64 32 30
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Cie Les Âmes Nocturnes (Le Shlemil Théâtre)

La Belle & la Bête

La Belle & la BêteFéerie visuelle et musicale pour cinq comédiens, acrobates, danseurs et marionnettistes, une plongée dans le merveilleux et le mystère du célèbre conte initiatique du XVIIIe siècle.

adaptation, mise en scène et direction artistique Cécile Roussat & Julien Lubek | costumes David Messinger | scénographie Antoine Milian | lumières Clément Bonnin | mixage son Matthieu Ply | comédiens, danseurs, marionnettistes Stefano Amori, Alex Sander Dos Santos ou Binho Sauvitzy, Akiko Veaux, Cécile Roussat, Julien Lubek | textes Jeanne-Marie Leprince de Beaumont | musiques Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn et André Ernest Modeste Grétry

La Belle & la Bête s’inspire des contes emblématiques de Madame de Villeneuve et de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont qui popularisèrent le thème de l’époux monstrueux pour longtemps, jusqu’au film de Jean Cocteau. Le Shlemil Théâtre a choisi de faire revivre ce mythe, en imaginant une libre fantaisie et en poursuivant ainsi son exploration du merveilleux à travers les âges. Une scénographie surprenante et enchanteresse, les plus belles pages de Mozart, Haydn et Grétry invitent les spectateurs à un passionnant voyage dans l’imaginaire exotique de la fin du XVIIIe siècle.

De notre assez longue vie de spectateur, cette production est une des rares où l’onirisme devient préhensible aux sens, sans désemparer, pendant toute la durée de la représentation. L’imaginaire scénographique qui, ici, prend chair est celui des livres animés dont, enfant, nous avons raffolé. (…) La pantomime envoûte par son savant alliage de récit, quelquefois effrayant, et d’humour. ResMusica

Du conte et de la fable

Ce conte est tout autant une métaphore du passage à l’âge adulte, qu’une fable sur les apparences et leurs mensonges. L’adaptation qu’en fait le Shlemil Théâtre est un parcours étonnant aux confins du merveilleux, où monstruosité et pureté se rejoignent dans une histoire aux niveaux de lectures multiples, portée par la magie des images et la puissance évocatrice des musiques.

À cette fin, le spectacle conserve le cadre du conte : le rideau se lève sur un enfant lisant son livre, avant de s’endormir et de pénétrer dans les images qu’il contemplait. Ce personnage, porte d’entrée vers le rêve, revient à intervalles réguliers, narrateur vivant son histoire au présent, humain identifiable parmi des créatures fantastiques.

C’est en effet dans un esprit de féerie que s’inscrit ce spectacle. La mise en scène aborde et transcende l’immense force symbolique de ce conte. Elle place le merveilleux dans un univers visuel complet, où par jeux de miroirs et d’illusions enchâssés, le songe et la réalité s’interpénètrent.

La Belle & la Bête propose un langage visuel multiple fondé sur l’art du mime, de la manipulation d’objets, de la danse, du cirque et de la magie. Autant de disciplines propices à servir subtilement le symbolisme des lieux et des situations, et à imprégner l’histoire d’un esprit poétique et féerique.

Le rapport du geste à la musique est un axe central du travail de la compagnie et constitue un fil conducteur dans cet univers pluriel. La trame musicale insuffle énergie et folie aux corps des acteurs, joue avec les ruptures de ton des séquences burlesques, et se marie avec grâce aux scènes dansées.
Le décor et les costumes sont pour nous des éléments de jeu essentiels. Ils construisent l’image d’un Merveilleux patiné et oublié. D’où le choix d’une esthétique nourrie à la fois de références historiques et d’un surréalisme intemporel, celui du Conte de Fées. Et de certaines transpositions par rapport à l’œuvre originale : la Belle se dédouble, ses aînées sont des siamoises, le Père est un pleutre ivrogne, et le château de la Bête est hanté par des singes à roulettes.

Un carrosse planté à la verticale, un lit démesuré dissimulant un trampoline, un miroir à transformations, une table de festin suspendue dans les airs, une tonnelle recouverte de roses sauvages… : métamorphoses, illusion, effets magiques aussi simples qu’étonnants donnent vie à une scénographie imposante et féerique.

Enfin, le parti pris du jeu masqué pour tous les personnages excepté l’enfant-narrateur, permet d’essentialiser et de styliser leurs caractéristiques universelles. Masques entiers, demi-masques et perruques déclinent cet aspect irréel et intemporel de la représentation du visage. Au-delà même, les costumes transforment les corps des danseurs-acteurs, brouillant les pistes pour effacer, dans un jeu quasi marionnettique, le manipulateur derrière son apparence. L’artifice théâtral devient lui-même objet de jeu. Ce principe atteignant son paroxysme dans la figure de la Bête : une marionnette géante de 3 m 50 de haut, manipulée à vue par l’enfant-conteur.

Cécile Roussat et Julien Lubek

coproduction Centre de musique baroque de Versailles (CMBV),
Festival de Santiago de Compostela (Espagne), Conseil général des Yvelines (78),
Le Shlemil Théâtre | avec le soutien et en résidence de création au
Centre Culturel Jean Vilar de Marly-le-Roi (78), et en résidence au
Chapiteau de Porchefontaine (78).